Les investissements alternatifs sont parfois définis comme des actifs financiers qui ne font pas partie des catégories classiques des actions, des obligations et des liquidités. Cependant, les investissements alternatifs englobent également des styles ou des méthodes d'investissement non conventionnels. Un portefeuille d'investissements alternatifs contiendra souvent des actions, des obligations et des liquidités classiques, mais en adoptant une approche non conventionnelle pour les gérer.

Néanmoins, quel que soit l'actif ou la stratégie envisagée, tout cela nécessite de l'information – et beaucoup d'informations. On dénombre environ 44’000 sociétés cotées en bourse dans le monde. Si une stratégie se concentre sur les marchés privés, on estime à 334 millions le nombre d'entreprises non cotées parmi lesquelles choisir. Quant à l'immobilier, sans doute l'actif alternatif le plus important, une estimation chiffre le nombre total de bâtiments dans le monde à plus de 100 milliards. (pour éviter la répétition de “on estime”).

Il n'est donc pas surprenant que les gestionnaires d'investissement, traditionnels ou alternatifs, soient constamment à la recherche de nouveaux et meilleurs moyens de (c.-à-d. “moyens financiers”) trouver, organiser et analyser toutes les informations nécessaires à une prise de décision éclairée.

Au fil des années, la technologie s'est avérée aussi disruptive pour de nombreuses industries; les investisseurs qui apprennent rapidement à exploiter sa puissance ont démontré à maintes reprises qu'elle pouvait permettre et améliorer leurs processus et leurs résultats.

La technologie comme catalyseur: Presque tout est possible (avant le 20ᵉ siècle)

La première technologie moderne à bouleverser le paysage de l'investissement fut peut-être le télégraphe électrique, développé dans les années 1830 par l'inventeur américain Samuel Morse. Rapidement, le télégraphe devient le moyen standard de transmettre des nouvelles et des informations, y compris les cours des actions et des matières premières, à travers le monde. Cela conduisit directement aux fondations des agences de presse Associated Press et Reuters dans les années 1840.

Machine télégraphique ancienne avec clavier codé
Source: Adobe Stock

Dans le dernier quart du 19ᵉ siècle, le téléphone offrit un nouveau moyen d'envoyer et de recevoir des informations. Associé au télégraphe, sur lequel reposait le légendaire téléscript pour diffuser les cours de la bourse, il devait rester la principale technologie d'accès aux actualités en matière d'investissement et aux cours des valeurs mobilières jusqu’aux années 1930. À cette époque, presque toutes les entreprises un tant soit peu intéressées par les cours du marché possédaient un téléscripteur.

Téléscripteur
Source: The Secret Batcave Mastodon

20ᵉ siècle – L'arrivée de l'électronique

Les années 1930 marque également la décennie au cours de laquelle l'électronique commence à influencer la diffusion des informations et des cours du marché. En 1929, la société Teleregister Corporation installe le premier tableau électronique boursier dans un bureau de courtier. Il affichait non seulement le dernier cours de n'importe quelle action cotée sur la quasi-totalité des places boursières américaines, mais aussi le cours de clôture de la veille ainsi que le cours le plus haut et le plus bas du jour. Au milieu des années 1960, plus de 650 bureaux de courtier en étaient équipés.

En 1960, Scantlin Electronics, reconnue depuis 1955 pour ses tableaux moins chers et plus faciles à utiliser que ceux de Teleregister, lance le terminal de bureau Quotron 1. Lorsque les utilisateurs saisissaient le code du téléscripteur de l'action dont il souhaitait connaître le dernier cours, le terminal le récupérait sur la bande et l'imprimait. En mettant les informations boursières en temps réel à portée de main de chaque utilisateur, ce terminal a connu un succès considérable, avec pas moins de 2'500 unités installées en l'espace d'un peu plus d'un an.

Sans surprise, ce succès s'est heurté à une concurrence quasi immédiate. En 1961, Ultronic Systems Corporation a produit un terminal qui, pour la première fois, utilisait la mémoire d’ordinateur pour fournir non seulement le dernier cours, mais également le plus haut et le plus bas du jour, ainsi que le volume total des transactions. Très rapidement, 10'000 unités ont été installées dans le monde entier.

Terminal Quotron 1
Source: Cloudflare

Les fondements de l'automatisation – Création du NASDAQ

Jusqu'à présent, nous avons vu comment la technologie a amélioré et facilité les la négociation de titres. En 1971, cependant, son potentiel de perturbation et d'automatisation est devenu apparent pour la première fois.

En 1971, la National Association of Securities Dealers (NASD) a fondé son marché automatisé des cotations pour la négociation des actions (NASDAQ) – le premier marché boursier entièrement automatisé au monde, sans salle de marché physique. Toutes les transactions étant effectuées par voie électronique. Aujourd'hui, il s’agit de la deuxième plus grand marché boursier du monde et il abrite certains des noms les plus respectés de la technologie, tels qu'Apple, Meta, Microsoft et Amazon.

Suivant cet exemple, le système de négociation “à la criée” des titres sur les places de marché physiques a presque disparu. Toutefois, les grandes places boursières telles que le New York Stock Exchange, le Chicago Mercantile Exchange et le Bombay Stock Exchange conservent encore l'ancien système pour les ordres importants ou complexes portant sur des contrats moins liquides, où l'expérience, la compréhension du marché et les relations peuvent faire une grande différence.

Des traders travaillant au London Metal Exchange
Source: Reuters

Un autre pilier de l'automatisation des placements a été posé en 1974, lorsque la Commodity Futures Trading Commission a défini et réglementé pour la première fois les conseillers en négoce de matières premières (anglais commodity trading advisors ou CTA). Les CTA négocient des contrats à terme sur matières premières, un type de valeur mobilière dérivée. Ces derniers sont importants pour l'investissement dans les matières premières, généralement considéré comme faisant partie de l'investissement alternatif, et ce, pour deux raisons.

Tout d'abord, ils sont considérés comme l'un des marchés les plus importants et les plus liquides au monde, après le Forex. C'est pourquoi ils sont largement utilisés par toutes sortes de gestionnaires alternatifs, et pas seulement par les CTA, afin de couvrir rapidement et facilement les portefeuilles contre les pertes.

La deuxième raison est toutefois plus pertinente pour notre thème “embrasser la rupture technologique.” Les contrats à terme sur matières premières étant à la fois très liquides et possédants toute la même structure sous-jacente, ils se prêtent facilement à l'investissement systématique. Dans ce contexte, "systématique" signifie une approche basée sur des règles pour la prise de décision en matière d'investissement.

Formellement, l'investissement systématique a une histoire de 300 ans. Dans la pratique, cependant, il remonte à l'époque où un investisseur a décidé pour la première fois de n'investir que dans des actifs spécifiques sous des conditions spécifiques – en d'autres termes, à l'aide d'un système de règles.

Les CTA ont été les premiers gestionnaires d'investissements alternatifs à adopter des stratégies basées sur des règles au milieu des années 1970. Au départ, ils n'utilisaient pas tous des programmes informatiques, mais des algorithmes appropriés ont été développés et se sont rapidement généralisés. Non seulement l'homogénéité et la liquidité des marchés à terme ont été utiles à cet égard, mais l'absence de toute nécessité d'allocation d'actifs a rendu le processus relativement simple.

L'événement (sans doute) le plus perturbateur de l'histoire de la gestion des investissements – Les fonds indiciels pour l'investissement passif

En raison de la complexité bien plus grande des investissements dans divers actifs et types de titres de différents pays, les gestionnaires de portefeuille traditionnels ont mis plus de temps à adopter l'automatisation. Les deux principales contraintes étaient les ordinateurs eux-mêmes et le manque de données.

En 1990, l'ordinateur le plus rapide disponible, le "superordinateur" Cray 2, coûtait 32 millions USD (en valeurs actuelles), pesait environ 2'500 kilos et pouvait réaliser 1,9 milliard d'opérations en virgule flottante par seconde (FLOPS). Un smartphone moderne coûte environ 1'000 USD, pèse entre 120 et 200 grammes et est 500 fois plus rapide. Par ailleurs, un gigaoctet de stockage qui coûtait 10'000 USD il y a 35 ans peut aujourd'hui être obtenu pour moins d'un centime.

Malgré ces obstacles, les “quants”, comme on appelle souvent les analystes et les gestionnaires axés sur les données, se sont empressés d'appliquer les réseaux neuronaux et l'apprentissage automatique, deux des principaux éléments constitutifs de l'intelligence artificielle, pour mettre au point des systèmes de gestion de portefeuille entièrement automatisés. En 1985, Wells Fargo Investment Advisors a lancé son US Alpha Tilts & Timing Fund, qui se targuait d’être le premier fonds d'actions géré de manière systématique.

Toutefois, l'étape la plus importante dans la progression de l'automatisation de l'investissement a eu lieu presque dix ans plus tôt, en 1976, lorsque Vanguard, aujourd'hui l'un des plus grands gestionnaires d'investissement au monde, a lancé le premier fonds indiciel destiné aux investisseurs individuels. Au lieu de sélectionner des actions individuelles, dans le but de surpasser la performance de l'indice S&P 500, le fonds investissait dans l'indice lui-même. Comme l'a fait remarquer Jack Bogle, le fondateur de Vanguard, à l'époque: “Don’t look for the needle in the haystack. Just buy the haystack.”

Il s'agit sans doute de l'événement le plus perturbateur de l'histoire de la gestion des investissements. Les investisseurs sont devenus exaspérés par le coût des fonds “actifs” et, en particulier aux États-Unis, par leur incapacité à égaler, et encore moins à dépasser, un indice de manière constante sur le long terme.

Actifs gérés par des fonds actifs ou passifs aux États-Unis (en milliards USD)
Source: Morningstar

En conséquence, les investisseurs se sont rués sur les fonds “passifs” bon marché. En 2023, les actifs sous gestion passive ont dépassé pour la première fois leurs concurrents actifs et continuent de gagner des parts de marché. Il s'agit d'une révolution dans laquelle la technologie a joué un rôle crucial. La clé de l'investissement passif est de minimiser l'écart de suivi (anglais tracking error). Un indice est une construction théorique qui ne tient pas compte des coûts de transaction, du calendrier des séances de négociation ou de toute autre contrainte associée à l'achat et à la vente physiques de titres.

Pour garantir qu'un fonds passif ou “tracker” reflète précisément les rendements de son indice, sa composition doit être ajustée en temps utile et fréquemment pour tenir compte de ces coûts et contraintes, ainsi que de l'évolution de la composition de l'indice lui-même. Cela nécessite un logiciel spécialisé, car les ajustements manuels prennent trop de temps et sont trop coûteux.

Réduire les coûts, gagner du temps

La perturbation causée par l'investissement passif ne s'est pas arrêtée là. Une technologie similaire est à l'origine de la création des fonds négociés en bourse (ETF) au Canada en 1990. Ces instruments bon marché et liquides ont également connu un essor considérable. Le graphique ci-dessous retrace leur croissance parallèlement à celle des ETP (produits négociés en bourse, qui excluent les structures de fonds).

Croissance des ETF et ETP en termes d'actifs sous gestion (en milliards USD)
Source: IPE

La relation entre la technologie et tous les types de gestion de placements a donc pris un tournant fondamental – et disruptif – au cours des cinq dernières décennies. Les développements qui avaient auparavant favorisé les gestionnaires de fonds en allégeant la charge de travail et le coût de la gestion de portefeuille profitent désormais aux clients du secteur en termes de choix de produits, de frais et de facilité d'accès.

Intelligence artificielle – bénéfices pour les marchés privés

En novembre 2022, l'étape suivante a été marquée par l’avancée de l'intelligence artificielle (IA) et le lancement de ChatGPT, un “chatbot” capable d'imiter la conversation humaine, d'exécuter des fonctions de recherche sophistiquées et de composer du texte. ChatGPT a été largement adopté par les gestionnaires de fonds pour la recherche d’investissements, la rédaction de rapports client et autres, et la réalisation de tâches similaires à faible priorité. Ce n'est peut-être pas un rôle très prestigieux, mais il est essentiel – et il est réalisé à un coût bien moindre et avec une rapidité bien plus grande qu'auparavant.

Les gestionnaires de placements sur les marchés privés ont été moins touchés globalement par les avancées technologiques que nous avons décrites, dont la plupart sont liées aux valeurs mobilières cotées. Cependant, l'utilisation de l'IA pour la recherche s’est multipliée, en particulier pour l'extraction de données massives (big data). Autrefois, ce niveau de recherche aurait nécessité un nombre d'analystes tel qu'il aurait été peu pratique, voire impossible. Aujourd'hui, un exercice visant, par exemple, à mesurer la demande future probable d’un projet immobilier, d’une nouvelle technologie ou de presque tout nouveau produit ou service, peut être réalisé en quelques minutes grâce à ChatGPT et à d'autres outils d'IA.

En outre, comme pour tout type de gestionnaire, ces mêmes outils sont utilisés pour accélérer la composition des rapports, pour dialoguer plus efficacement avec les clients et les prospects, et pour réduire les coûts globaux. À partir de tout cela, il pourrait sembler évident de conclure que, dans un avenir pas si lointain, l'ensemble du processus de gestion des investissements traditionnels et alternatifs – allocation d'actifs, sélection des titres, maintenance du portefeuille, service à la clientèle et tout le reste – sera automatisé de bout en bout.

Chez Moonshot, nous sommes loin d'en être convaincus. En particulier, nous gardons à l'esprit deux principes d'investissement clés. Le premier est un avertissement: les marchés boursiers ont tendance à faire tout ce qui est nécessaire pour prouver que le plus grand nombre d'acteurs a tort. Le second est annexé aux documents promotionnels de tout produit d'investissement réglementé – et de nombreux autres non réglementés: les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Personne ne peut prédire l'avenir. Chaque algorithme d'investissement, chaque discipline de recherche et chaque analyste ne peut qu'extrapoler à partir du passé.

Ces considérations ont joué un rôle majeur dans le développement par Moonshot d'un accès convivial pour les investisseurs aux opportunités les plus prometteuses sur les marchés privés et l'immobilier. Normalement, ces opportunités ne sont accessibles qu’aux investisseurs les plus importants disposant de suffisamment de patrimoine pour faire face aux engagements minimums substantiels exigés. Si ces derniers peuvent aller jusqu'à 100'000 CHF environ, les meilleurs nécessitent un investissement de 1'000 '000 CHF plus typique, voire un multiple de ce montant. Chez Moonshot, vous pouvez y accéder à partir de 25'000 CHF sans compromettre la qualité, le choix ou le service.

Ne craignez plus que ce nouveau monde de l'intelligence artificielle et des investissements alternatifs soit hors de votre portée – commencez votre voyage dès maintenant.

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